Le drive, à la recherche de son modèle économique

Les enseignes de la grande distribution rivalisent dans les ouvertures de drive, le service est devenu un incontournable vis-à-vis d’une clientèle de plus en plus séduite par ce système. Mais un modèle économique rentable peine encore à émerger.

Le drive, pour capter de nouveaux clients

Le drive cannibalise-t-il la grande surface traditionnelle ? Non pour les dirigeants de la grande distribution qui y voient un service à forte valeur ajoutée proposé aux clients, et qui permet notamment d’attirer de nouveaux consommateurs, les plus pressés par le temps. Les avantages du drive sont indéniables pour le client, mais la grande distribution se pose encore la question de la rentabilité de ce service sur le long terme.

En effet, l’investissement dans un drive peut s’avérer conséquent pour une enseigne, avec une adaptation logistique et un temps de formation des collaborateurs qui est non négligeable. Le drive nécessite de développer des compétences fortes et Serge Papin, le président de Système U le reconnaissait lui-même récemment, la rentabilité du drive reste à prouver.

Un drive payant ?

La solution passerait-elle par une participation du consommateur aux frais de préparation de sa commande en passant par le drive ? La problématique forte que rencontre la grande distribution se situe au niveau des achats d’impulsion, forcement moindre sur un cybermarché. L’enjeu est d’amener les clients du drive vers des achats complémentaires pour essayer de rentabiliser le service.

Colruyt, une enseigne belge a choisi de faire payer ses clients à hauteur de 5 euros pour l’utilisation du drive. Une manière de compenser un panier d’achats moins en moyenne moins élevée qu’en magasins.

Quoi qu’il en soit, le secteur va devoir trouver rapidement trouver un modèle de rentabilité pour le drive, alors que les ouvertures se succèdent à un rythme effréné dans ce qui apparait comme une nouvelle bataille entre les enseignes.